Comment travailler sa capacité d’adaptation ?

La capacité d’adaptation est inhérente à l’humain et on n’en parle que très rarement. Or il s’agit d’un élément indispensable à travailler pour qui projette de réussir ce qu’il entreprend.

D’après Charles Darwin, l’espèce qui survit n’est pas la plus forte mais celle qui se montre la plus adaptable aux changements.

D’après Charles Darwin, l’espèce qui survit n’est pas la plus forte mais celle qui se montre la plus adaptable aux changements.

En matière de business, les multiples phénomènes de destruction créatrice liés à l’évolution rapide de la société et des technologies anéantissent des petites entreprises chaque année à la pelle. 

La capacité d’adaptation est donc tant une qualité qu’une compétence dont il faut prendre conscience de la redoutable importance. Il n’est jamais trop tard pour la travailler, heureusement, car il s’agit avant tout d’un travail sur soi par rapport à son environnement. En tout cas, c’est la vision que j’en ai, par rapport à mes propres expériences.

L’humain est une espèce mouvante qui évolue dans une société elle-même changeante. S’adapter n’est donc pas une option en réalité, mais plutôt une obligation. Sinon, c’est prendre le risque de se rendre incompatible face aux changements inhérents au temps qui passe (progrès, technologies, …).

De sa zone de confort à sa zone de challenge 

La zone de confort, c’est ce que l’on connaît, ce que l’on fait et refait mécaniquement, en sachant d’avance qu’on ne se risque à rien. On sait donc aussi que l’on obtiendra ou réalisera jamais davantage en continuant à agir exclusivement dans la sécurité. Agir en permanence dans sa zone de confort, c’est admettre qu’on n’évoluera pas. Ou très peu.

À moins de compter sur la chance. Mais passé le début de la vingtaine, on a généralement déjà pris conscience que la chance est théorique et abstraite. Elle relève à mon sens davantage de la fiction, alors que dans la vie seuls les choix qu’on prend comportent du sens et créent une dynamique, des résultats.

L’idée, c’est d’aller se défier soi-même, de faire l’effort de se chercher et de se découvrir en profondeur. De se challenger au maximum, de manière à ce que l’on nomme couramment les «bonnes résolutions» n’existent plus vraiment. Mener une action quotidiennement, même infime, suffit à nous améliorer, ne serait-ce qu’un peu. 

Il est préférable de démarrer une bonne petite habitude au long terme qu’un gros effort que l’on ne tiendra pas sur la durée. Pourquoi aller courir trois fois trois heures par semaine quand 1h par jour me suffit pour me faire du bien tant maintenant que dans 10 ans ?

En décidant de troquer sa zone de confort pour sa zone de challenge, c’est se risquer pour se tester, se découvrir plus, sortir de ses propres certitudes et dépasser ses craintes. 

Ne rien tenir pour acquis et continuer à s’expériencer en dépit tant des défaites que des succès 

Lorsque l’on n’obtient aucun résultat ou que l’on n’observe aucune amélioration notable en nous, le risque est d’abandonner. Or, c’est une démarche moyen ou long-terme que de se challenger. Cela devient peu à peu, au fil des mois, un état d’esprit que l’on développe par plaisir. Le temps et la patience sont donc inhérents au changement. À l’instar de l’effet boule de neige et des intérêts composés dans l’investissement, le temps est un élément essentiel à prendre en compte pour travailler sa faculté d’adaptation. Si Rome ne s’est pas fait en un jour, se réaliser soi est probablement l’accomplissement de toute une vie.

De même, quand on commence à obtenir des résultats ou que nos premières réalisations sont derrière nous, la tentation est de s’y habituer, ou pire, de s’en contenter. 
Non. En tant qu’humain, la satisfaction est plutôt rare : nous ressemblons plus à des éternels insatisfaits, ce qui est à mon sens un avantage quand on veut s’améliorer, progresser, croître dans plusieurs domaines.

Travailler sa capacité d'adaptation, c'est avant tout un travail sur soi et ses craintes

S’affranchir de ses peurs et croyances limitantes par l’action 

Une des tâches les plus délicates est de se lancer. Dans de nombreux domaines, pas que l’investissement immobilier. La théorie c’est bien, mais elle ne revête que peu de sens si elle n’est pas assortie d’une mise en pratique.

L’idée est que les connaissances ont leur importance mais que l’expérience l’emporte tant elle se révèle précieuse pour se connaître et progresser. 

De fait, travailler sa capacité d’adaptation est un travail de soi, sur soi et pour soi. Mais pas que … 

Cela permet aussi de mieux connaître autrui, de trouver plus de sens dans nos relations et de développer des rapports sains tant vis-à-vis des autres que de soi. 

Pour ce faire, s’expériencer est nécessaire. Il faut confronter nos idées, théories, projets à la réalité. De même que pour soi, toute expérience est bonne à prendre tant qu’on en a à apprendre. Même si on en regrette certaines, cela fait hélas partie du lot et on ne peut que continuer pour les transformer en souvenir risible. 

Un passage à l’action est donc inhérent pour s’affranchir de ses craintes. On ne peut parfois pas s’en passer, donc autant composer avec. 

Or la voie royale pour composer avec ses doutes, c’est de passer à l’action. Douter n’est à mon avis qu’un moindre défaut tant qu’il n’empêche pas d’agir en vue de servir ses objectifs. 

Il permet justement d’agir avec conscience, de se poser des questions, de rééquilibrer naturellement la confiance que l’on s’accorde malgré ses erreurs ou ses réalisations. Le doute est donc à considérer en ce qu’il peut nous élever, mais ne doit aucunement constituer un frein à notre avancée. 

Tandis que l’on peut cohabiter avec ses doutes, les croyances limitantes sont quant à elles vraiment nocives. Véritable cancer, elles empêchent de croire en soi ou en la réussite de ses projets. 

Ces croyances limitantes émanent généralement soit de nous-mêmes, soit de notre environnement (proches). Il convient donc, assurément, de développer une certaine estime estime de soi et de veiller à développer un environnement sain qui nous tire vers le haut. 

Pour les rayer, l’idée est de se poser la question qui suit : si je tente mon projet ou mon idée, au pire du pire, j’y risque quoi ? 
Et ainsi diminuer sa propre peur de l’échec. On y est tous confrontés, surtout quand on débute dans un nouveau domaine. 

On peut aussi s’aider en se disant qu’exprimer un doute voire une crainte est rationnelle, mais qu’il serait irrationnel que cela nous bloque/empêche/arrête. 

Pour sauter le pas, voici quelques maximes qui poussent à l’action : 

-Une once d’expérience vaut une tonne de théorie 

-L’action efface le doute 

-En commençant, on a déjà réalisé la moitié de l’objectif 

Conclusion 

Pour travailler sa capacité d’adaptation, il est donc nécessaire de :

-Prendre conscience qu’il va falloir travailler sur soi et ses craintes. Travailler sa capacité d’adaptation c’est dépasser ses appréhensions premières.

-Se défier régulièrement avec plaisir, de manière à ce que l’on passe de sa zone de confort à sa zone de challenge sans appréhension ni dégoût.

-Pour se découvrir dans sa zone de challenge, rien ne vaut les expériences. Elles valent de l’or, et aucune expérience ne peut être néfaste si on en retire des leçons. Sur tous les plans, l’expérience consiste en un apprentissage concret. Expérimenter, tester, oser, font partie du champ lexical que l’on emploie quotidiennement. Parfois on réussit, parfois on rate, c’est la vie, mais l’important est surtout de ne pas se laisser abattre par les échecs. Il faut rebondir encore plus haut, encore plus fort et encore plus loin. Ça fait cliché, mais les écueils sont nombreux surtout lorsqu’on manque d’expérience ou de connaissances dans un domaine, alors autant s’y préparer à les affronter, les dépasser et voir plus loin.

Ne pas se laisser déstabiliser par ses erreurs ou ses échecs, ni ses réussites et réalisations. Réussir un objectif tient notamment en la détermination que l’on y met, il faut donc faire fi des événements, d’ailleurs souvent caractérisés par une certaine imprévisibilité. 

Je pense qu’il est toujours important de douter, surtout dans les moments où « tout va bien » pour nous. C’est dans ces périodes que tout peut basculer en une fraction de seconde, et ne pas travailler sa capacité d’adaptation revient à s’assurer de se retrouver par la suite dépourvu.

-S’affranchir de ses craintes et croyances limitantes en se demandant quel est le risque maximum susceptible d’arriver. Est-il plus de nature à nous ralentir ou au contraire de nous booster à réussir ? 

Cela ne signifie pas non plus arrêter de douter, car il est tout à fait normal de douter lorsque l’on s’initie à une nouvelle activité ou domaine.

L’idée est d’utiliser ses doutes pour les mettre à son profit. Il est nécessaire de douter alors il faut s’approprier son doute, de faire en sorte qu’il soit constructif pour soi. Ce qui est anormal, c’est se laisser emparer par eux, dépasser et rendu incapable d’avancer.

L’idée est de doser son doute, surtout en affaires. Les certitudes sont de l’ordre des idées tandis que les doutes permettent de façonner des projets concrets.

-Initier son projet. 

Se lancer permet de comparer notre hypothèse à la réalité. On aura beau étudier un domaine pendant des années, l’expérience prime sur les connaissances en ce qu’elle est constitutive de faits, tandis que les connaissances relève de la théorie. Or souvent la théorie est éloignée de la réalité.

C’est cette confrontation au réel qui fait grandir, même en cas d’échecs. Surtout quand on rate. Même si c’est la claque, ou la désillusion, on apprendra, on en retirera et donc on gagnera.

Le fait d’échouer constitue déjà une réussite car cela implique d’avoir tenté. À choisir, je préfère encore échouer que d’avoir un projet auquel je tiens et de le condamner dans le domaine des idées en ne tentant rien. Même si c’est une claque, ce sera une claque bénéfique.

Démarrer une relation, une activité, un nouvel investissement, un nouveau produit ou service,… c’est confronter sa vision personnelle au réel. Constater si son projet a une viabilité et observer si une audience, clientèle ou persona existe ou peut être développée.

Donc qu’il s’agisse d’élaborer des investissements rentables ou des relations durables, la capacité d’adaptation joue un rôle déterminant en ce qu’elle nous élève et transforme en bien, comme du bon vin.

Pour un épanouissement et un enrichissement durable, éthique et rentable, 

Maxime Villeneuve. 

À lire aussi : Comment définir son projet d’investissement immobilier ?

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